5.

J'ai eu le choix
Entre des sous-terrains gris où chaque pierre porte un mot d'amour
Et une plage de sable fin où chaque grain est incertain
J'ai voulu un éclat immédiat 
Contre la vérité du partage et du combat
Et comme j'ai cru mon cœur courageux de choisir la clarté
Alors que le sol où j'étais se laissait labourer.
Parfois, j'oublie que rien ne pousse sur le sable
Que la tendresse se fait attendre comme une reine
Que ma peau n'est pas faite pour le soleil que je convoite
J'oublie, et puis j'oublie à nouveau
J'attends, et puis je cesse d'attendre.
Les cendres que laisse le feu de l'impatience s'entassent
Et je constate à mi-chemin entre les deux choix l'impossibilité de faire le bon
Mais je reste là. Pour le moment, j'attends là. 
Sur le point d’équilibre, au milieu de la balance.
Jusqu'à.

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